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Foire Bio de la Cussignière

22ème édition

21 & 22 octobre 2017

Plus de 120 exposants :

  • Produits alimentaires, textiles et huiles essentielles certifiés, vignerons bio, associations, artisans, médecines douces...

  • Animation musicale, conférences, animation gratuite pour enfants, bar et restauration traditionnelle, végétarienne et bio en salle et sous chapiteau chauffés.

  • Dégustation commentée des vins de la foire le dimanche matin.

  • Toute la foire ici
  • Aussi sur Facebook

Horaires :

Samedi 21 octobre : 11h00 à 19h00
Dimanche 22 octobre : 10h00 à 18h00

Tarifs :

- 1 jour : 4,5 €

- 2 jours : 6 €

 

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Organisateur de la Foire Bio de la Cussignière à Gorcy

Vie de l'association

 

Naissance d'une association

Village de GorcyVillage de Gorcy

UNE ACTION EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE
En préambule, je voudrais préciser que cet article n’a pas pour but de faire un exposé technique, mais de montrer comment fonctionne de l’intérieur une association de bénévoles décidés à faire bouger les choses dans le domaine environnemental.   

Mieux Vivre est née en 1995 de la prise de conscience, à la suite des élections municipales, de problèmes environnementaux sur la commune de Gorcy et de la volonté de quelques personnes d’agir en faveur de l’environnement. C’est une association « loi 1901 », à but non lucratif, qui a déposé des statuts en préfecture. Son objectif est  de « sensibiliser la population du Pays-Haut à la qualité de la vie par l’organisation d’actions concrètes concernant :
•    la défense de l’environnement
•    la promotion de l’agriculture et de l’alimentation biologique. »
Mieux Vivre compte une cinquantaine de membres actifs et est dirigée par un Conseil d’Administration de 11 membres.
Pour atteindre le premier objectif, nous nous sommes rapidement mobilisés face à une pollution industrielle importante : la présence d’une entreprise d’affinage d’aluminium issu de deuxième fusion, produisant par son fonctionnement (fours de fusion utilisant du chlore, chauffés à moins de 900 °C) des dioxines et des furannes et rejetant des métaux lourds (aluminium, plomb, zinc... ). Les dioxines et les furannes sont des molécules bioaccumulables infinitésimales (de l’ordre du nanogramme) qui peuvent entraîner des cancers et avoir des effets sur la reproduction. Notre action a consisté à demander des analyses aux autorités préfectorales, après avoir constaté des phénomènes d’odeurs et de brouillard industriel. Nos démarches ont abouti, mais les analyses se sont révélées peu crédibles, parce que ce sont des analyses d’effluents gazeux, à la sortie de la cheminée, réalisées la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), après rendez-vous pris avec l’industriel. Ce dernier peut être tenté naturellement de réduire sa production, ce jour-là et de brûler des déchets plus propres, moins susceptibles de relâcher dans l’atmosphère dioxines, furannes et métaux lourds. Notre lutte s’est prolongée et continue encore aujourd’hui. Je ne vous en conterai pas les détails, mais nous avons été obligés de financer nous-mêmes des analyses coûteuses de lait, puis de légumes (le chou frisé est un bon indicateur de pollution) qui nous ont permis d’apporter des preuves de la pollution, et ainsi de pouvoir alerter la population, les pouvoirs publics et la presse sur le danger de la dite pollution. Des investissements ont été réalisés par l’entreprise,  en 2001, pour améliorer son process et ses fours. Actuellement, les normes, quand elles existent, sont plus rarement dépassées, mais nous devons rester vigilants (l’année 2008 s’est marquée par une nouvelle montée en puissance de la pollution) et nous demandons le respect du principe de précaution à l’égard de molécules, dont on connaît la toxicité aiguë, mais dont on connaît peu la toxicité chronique et dont les combinaisons peuvent réserver des surprises. Paradoxe du développement durable : une entreprise de recyclage de métaux, concept en soi bénéfique à l’environnement, se révèle néfaste à ce même environnement.
D’autres types de pollutions industrielles nous ont mobilisés, mais à un moindre degré (pollution de l’eau par une entreprise de composants électroniques ou par une entreprise de nettoyage de vêtements). L’obtention d’un agrément intercommunal délivré par la préfecture permet à Mieux Vivre d’intervenir dans tout le Pays-Haut. Et Mieux Vivre a récemment réalisé un dossier technique pour une association léxéenne qui lutte contre l’implantation d’une station d’enrobage.
De nombreux dossiers pratiques sur la protection de l’environnement ont été édités sur notre revue à parution irrégulière Mieux Vivre Infos et sur notre site.

Le deuxième objectif s’est imposé rapidement par la création d’une foire bio, dès 1996, dans un contexte difficile d’après crise sidérurgique et de mutations professionnelles dans le bassin de Longwy. C’était le pari un peu fou de vouloir sensibiliser, informer une population, à priori peu réceptive, sur l’intérêt d’une alimentation de qualité, issue de l’agriculture bio. Pourtant le pari a été gagné, puisque, dès la première année, le succès était au rendez-vous. Après la quatorzième foire bio, nous avons l’impression que notre message a été entendu.
Quel est l’impact de la foire bio de Gorcy dans le développement durable ?
Elle est tout d’abord un outil de promotion de l’agriculture biologique. C’est une agriculture fondée sur le respect de la santé de la terre, des animaux et des hommes et sur le respect du travail du paysan. Elle préconise une culture sans pesticides, sans engrais chimiques, sans herbicides et sans OGM, grâce à des techniques spécifiques (labourages, rotations des sols, permaculture..) qui demandent davantage de main d’œuvre et ainsi freine le chômage. Elle ne devrait se concevoir que sur de petites propriétés familiales, qui deviennent rentables grâce à la plus value réalisée sur des produits vendus et souvent transformés sur place.  Elle favorise la vente directe, à un moindre coût (en évitant les bénéfices réalisés par les intermédiaires et les grandes surfaces) et les contacts entre paysans et consommateurs. L’élevage des animaux suit le même principe : élevage extensif, nourriture bio, de préférence produite sur la ferme, soins vétérinaires naturels. Les principes de cette agriculture sont consignés dans des cahiers des charges devenus européens et malheureusement plus laxistes que les anciens cahiers des charges nationaux. Ils donnent droit, après des contrôles annuels et payants, réalisés par des organismes privés, à un logo européen qui remplace peu à peu le logo AB et qui permet la reconnaissance du travail du paysan et établit la confiance du consommateur. Des associations plus exigeantes ont établi leurs propres cahiers des charges. Ce sont, par exemple, Nature et Progrès, pionnière de l’agriculture biologique, dans les années qui ont suivi les bouleversements de mai 68 et Déméter, une association biodynamique d’origine allemande.
Plus de la moitié des exposants de la foire est composée de producteurs, de viticulteurs et de transformateurs de produits issus de l’agriculture biologiques venant de nombreuses régions de France et d’Europe. Ils sont tous labellisés AB, Déméter ou Nature et Progrès.
Elle promeut d’autres produits bio soumis à des cahiers des charges et des contrôles : des cosmétiques, des huiles essentielles et des vêtements en coton ainsi que d’autres articles naturels respectueux de l’environnement.
Elle est une incitation au développement durable dans la domaine de l’industrie par la diffusion de produits favorisant un habitat sain ou utilisant des énergies renouvelables. Un chauffagiste local présente des chauffages écologiques, comme les poêles à granulés de bois, qui utilisent des résidus de scieries (sciures) agglomérés par pression mécanique, alternative intéressante, au même titre que les poêles en faïence ou en stéatite, aux chauffages à combustibles fossiles, comme le mazout ou le gaz. Il installe également des panneaux solaires photovoltaïques, qui permettent la production d’électricité solaire destinée à l’autoconsommation ou à la revente dans le réseau EDF à un prix avantageux du Kilowatt et des panneaux solaires thermiques qui permettent le chauffage de l’eau sanitaire. Deux exposants présentent des produits destinés à un habitat sain : isolation thermique à base de chanvre, de laine de bois ou d’ouate de cellulose et autres produits sains du bâtiment… Ils remplacent les isolants à base de polystyrène délicats à recycler et le laines de verre ou de roche qui pourraient se révéler cancérogènes; peintures ou lasures sans solvants fabriquées à partir de composants naturels comme l’argile, la chaux, les pigments naturels et par conséquent non nocifs et non toxiques.
La foire ne se veut pas seulement commerciale mais elle a un rôle culturel. Les activités proposées aux enfants, travail d’initiation au modelage, les habituent à manier des matériaux sains, développent leurs sens artistiques à travers le plaisir de créer.
Elle a présenté un film documentaire québecois « Homo Toxicus ». Sa réalisatrice tente de montrer, à travers sa propre expérience que l’organisme de l’homme est soumis à une multitude polluants qu’il ne soupçonne pas.
Elle propose de nombreuses conférences, qui permettent la sensibilisation des visiteurs à l’écologie ou à des pratiques respectueuses de l’environnement. Nous vous présentons un aperçu des principales interventions : l’invitée d’honneur, Sylvie Simon est écrivain et journaliste. Depuis quelques années, elle combat les idées reçues en explorant divers domaines de la science, et consacre la plus grande partie de son activité à militer contre la désinformation en matière de santé et d’écologie, sujets de brûlante actualité. Elle a déjà publié plusieurs essais sur des scandales (sang contaminé, vaches folles, amiante, hormones de croissance, vaccins etc.), générés par la corruption de certains milieux et d’experts dits ” scientifiques “. Dans sa première conférence, elle nous prévient que nous sommes parvenus au stade où nous devons choisir entre notre évolution et notre destruction, changer notre mode de pensée, nos habitudes et par conséquent notre société. Dans sa deuxième conférence sur la médecine écologique, elle tient ces propos : « A notre époque où tout le monde parle d’écologie, nous persistons à polluer nos corps, comme nous l’avons fait pour le Terre, avec des produits chimiques, alors que nous constatons chaque jour que ce système ne peut pas marcher. Si nous continuons sur cette lancée, nous risquons de disparaître avant notre planète, tout aussi menacée. » Selon Guy Adant, « il est possible de bien dormir sans médicament. Ainsi, alors que chacun sait que bien dormir est un élément essentiel de la qualité de la vie, beaucoup de personnes qui ont un mauvais sommeil ignorent que l’on peut améliorer la qualité et la quantité du sommeil par un ensemble de comportements plus favorables au sommeil sans pour autant consommer des médicaments. » Marine Delamarre aborde un paradoxe du développement durable concernant les carburants : selon elle « Les agrocarburants sont présentés comme un solution miracle ; en réalité, les impacts de la production d’agrocarburants à grande échelle sont catastrophiques, dans les domaines sociaux, environnementaux et alimentaires. » Enfin, le jardin n’est pas oublié. Anne-Claire Gennart préconise l’utilisation de l’ortie comme fertilisant et insecticide, parmi une multitude d’autres applications.
La foire bio se veut aussi une fête et durant tout son déroulement, un groupe musical anime les allées, au son de musiques traditionnelles, car écologie et fête peuvent être synonymes.

Il faut aussi mentionner, pour être complet, que Mieux Vivre veut développer l’information et la convivialité et propose annuellement un voyage de découverte du patrimoine environnemental ou historique, une randonnée pédestre, des conférences et des rencontres conviviales.
Une association comme Mieux Vivre a donc comme objectif d’apporter sa pierre à l’édifice du développement durable, par sa modeste contribution à l’information écologique et à la promotion de produits respectueux de l’environnement et à son engagement écologique de lanceur d’alerte et de contre-pouvoir citoyen.

 




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